NB : le texte ci-dessous a été rédigé par une de mes lointaines cousines, Marie Hildenbrand, qui me l'a envoyé. Je ne sais ni ou ni quand il a été publié. Si sa publication sur le web représente un problème quelconque, je le retirerai sur demande de la publication intéressée.

LES RUES DE THANN AUTREFOIS

par Marie HILDENBRAND

  1. Bref historique
  2. Plan de la ville
  3. Pavage des rues
  4. Trottoirs
  5. La circulation
  6. Nom et numérotage des rues
  7. Eclairage des rues
  8. Fontaines - Eau
  9. Ponts
  10. Hôpitaux
  11. Cimetières
  12. Que se passe t-il dans les rues de Thann ?
  13. La vie de tous les jours
  14. Remerciements, sources

Dans ses Mémoires de deux voyages en Alsace 1674-76 et 1681 L. de La Salle (dit de l'Hermine) écrit :"Tanne... a des rues assez belles et longues, les maisons y ont la plupart leurs murs de devant peints de diverses histoires ou d'ornements à la moresque. Il y a trois ou quatre fontaines à bassin dans les carrefours, dont l'eau qui en déborde forme des ruisseaux d'eau vive et claire, coulans le long des rues. J'y vis aussi une assez jolie horloge sur la porte du côté de l'Alsace... On y voit d'assez beau monde pour le païs... Ses dehors sont embellis de quantité de jolies maisons bourgeoises..."

Nous apprenons par ailleurs (M. Marc Drouot : "Thann à l'époque mazarine") : ... En 1786 le procureur fiscal se plaint de ce que toutes les rues sont couvertes de fumier et chargées d'excréments et que chacun embarrasse sans crainte le passage..."

Dès le XIIe siècle s'élèvent des habitations autour de la première chapelle formant une agglomération qui bientôt s'agrandit devant l'affluence des pelerins. Le village devient bourg où s'établissent des gens des environs.

Sous l'impulsion de Thiébaut de Ferrette en 1275, le bourg se transforme en ville avec murailles, marché, église.

En 1307, attirés par les miracles de la relique de Saint Thiébaut, les pèlerins affluent, le bourg se développe et possède de belles et grandes maisons; de nombreuses familles de la noblesse s'y établissent et l'on y compte plus de 300 bourgeois. Thann devient la ville de Saint Thiébaut. Elle est traversée par une antique voie qui remonte la vallée de la Thur et franchit les Vosges par le col de Bussang.
Par le mariage de Jeanne de Ferrette avec Albert d'Autriche, Thann devient pour plus de trois siècles ville autrichienne.
Selon la "Chronique" de Tschamser, c'est en 1343 que sont tracées les rues de la ville et en 1360 sont données les directives pour la construction des maisons.

En 1411 la ville est renforcée par une deuxième muraille pourvue de fossés et d'une porte fortifiée ainsi que d'un rempart dénommé "Zwinger" (entre deux portes) (barbacane) et qui est affecté aux exercices de la milice communale et aux foires.

PLAN

A quelques modifications près, la vieille ville a conservé le même plan jusqu'à nos jours. La ville est traversée d'Est en Ouest par la "Vordergasse" (Grand' rue) qui relie la Porte du Rhin à la Porte des Vosges. La ville primitive qui date de la deuxième moitié du XIVe siècle est appelée la "GRANDE VILLE" ou "VILLE BASSE", prolongée à l'ouest par la "PETITE VILLE" ou "VILLE HAUTE". Plus à l'ouest se trouve le FAUBOURG St. JACQUES, où se situe le couvent des Franciscains.
Selon la Chronique", ce sont les familles telles que les Reinach, les Landenberg ou les Wattwiller qui s'y installent.
Plusieurs demeures nobles et 45 maisons bourgeoises s'y trouvent en 1387. C'est sans doute du XIIle siècle que date l'origine du KATTENBACH, car l'Hospice St. Erhard y existe dés 1310-1312.

PAVAGE DES RUES

Dès 1519 le Magistrat (Conseil de la ville) fait paver la rue de l'abattoir, la grand'rue, la rue des blés, et toute la place depuis la maison de ville, qui se trouve près de la Thur, jusqu'à l'église et la porte basse, et en 1526, la rue des bœufs et la rue de l'étang jusqu'à la porte haute. Toutes ces rues sont assez larges (5,85 m). En 1568 la vaste place qui s'étend entre le côté nord de l'église et l'hôtel de ville, a 20 m de large. C'est le centre politique et commercial de la ville, à côté de la collégiale qui en est le centre religieux. C'est autour de cette vaste place que s'élèvent l'hôtel de ville, la cour franche, la halle aux blés, le magasin de sel et la monnaie. En 1788 une rangée de maisons se construisent sur cette place (dont l'hôtel des Deux Clefs) qui se rétrécit et devient la rue des blés. Dans la "Vordergasse" se dressent surtout les maisons des commerçants et artisans, celles des vignerons dans les autres.

TROTTOIRS

Il n'existe pas de trottoirs dans les rues. Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'ils remplacent les anciennes bornes qui sont destinées à protéger les piétons.

LA CIRCULATION

Le chariot, mis à part le cheval et le mulet, fut pendant longtemps le seul moyen de transport de ce qui n'allait pas à pied. Au XVIIe siècle apparaissent le fiacre, la chaise à porteurs montée sur deux roues, les cabriolets, voitures légères à un cheval...

NOM ET NUMEROTAGE DES RUES

Pendant longtemps les rues n'ont pas de nom officiel. Ce demier est dû soit à une habitude provenant d'un édifice, par exemple: Pfarrgasse (rue curiale), ou d'une particularité: Schlaggasse (rue de l'abattoir), Weyergasse (rue de l'étang)...
S'il semble aujourd'hui très facile aux habitants de Thann d'indiquer leur domicile, le problème n'était pas si simple autrefois. Les maisons ne sont pas numérotées. L'on se réfère à une fontaine, à un carrefour, à une enseigne, à une auberge (par exemple: Beim Bärenbrunnen).

Beaucoup de projets sont préconisés au cours des siècles. C'est finalement à la suite du décret du 15 pluviose An XIII (4 février 1805) qu'est décidé le numérotage des rues selon le système encore en vigueur de nos jours.

ECLAIRAGE DES RUES

Des siècles durant l'on n'a vécu qu'à la lumière du jour. A la nuit tombante, avant que les rues ne soient plongées dans les ténèbres, les gens regagnent leurs logis. Parfois on peut apercevoir dans l'une ou l'autre ruelle obscure la vague silhouette d'un passant attardé, portant à la main une lanterne dont la faible lueur lui permet d'éviter des objets jetés à la rue.

Au XVIe siècle apparaissent les chandelles posées à l'une des fenêtres de chaque maison, ou placées dans une cavité d'un mur. Puis va naître la lanteme à réverbère où l'huile remplace la chandelle. D'autres inventions voient encore le jour avant que n'ait lieu le premier éclairage à gaz au XIXe siècle. Je me souviens encore des becs de gaz et de l'allumeur de réverbères qui passait de rue en rue apportant au bout d'une longue perche la lumière I Enfin la lumière électrique a fini par l'emporter.
[ Adduction électrique, 1906, X. Fluhr, maire ]

FONTAINES - EAU

Thann est abondamment pourvu d'eau. Trois fontaines se dressent dans le centre. Outre la fontaine de l'ours (actuelle fontaine St. Thiébaut, est placée devant l'auberge "Zum Eichhörnlein" (à l'écureuil) celle que l'on voit encore sur l'actuelle place des vignerons. La troisième se trouve à l'extrémité ouest de la ville (actuelle place du Maréchal de Lattre), sans compter les puits se trouvant dans beaucoup de cours et de caves de propriétés privées et qui sont utilisés en cas d'incendie. Mais beaucoup de temps passe encore avant que ne viennent les installations des conduites d'eau au XXe siècle [1905 adduction d'eau X. Fluhr, maire de Thann].

PONTS

Plusieurs ponts relient la ville au faubourg du Kattenbach

HOPITAUX

L'affluence des pèlerins et les guerres incessantes présentent des graves dangers de contagion, de maladies et d'épidémies. Aussi trés tôt le conseil construit des hôpitaux et des établissements de bienfaisance. ll en existe déjà en 1193. Cest sans doute à cette période qu'eut lieu la fondation de l'hospice du Kattenbach. Vers 1323- 1328 on éléve l'hôpital St. Erhard en ville et gui occupe une bonne partie de la rue des blés et vers 1513, prés de St. Erhard le conseil fit construire un hospice destiné à recevoir et à soigner aux frais de la ville ses pauvres et les pélerins indigents. Cest le "PFRUNDHAUS", maison des prébendes, appelée "KLÖSTERLA".

CIMETIÈRES

Le prernier cirnetière qui occupe une grande partie de la place sud et sud-est de la collégiale vers l'ancienne maison du Chapitre, est désaffecté à partir de 1515 puis transféré en 1550 faubourg St. Jacques, au nord du couvent des Franciscains et abandonné avant 1820 faute de place.

QUE SE PASSE-T-IL DANS LES RUES DE THANN ?

Sont-elles toujours aussi calmes que l'on peut l'imaginer ? Certainernent pas. Il y a les guerres, les occupations des troupes et des mercenaires accompagnés de toutes les misères: la peste, les pillages, la farnine. Après toutes ces périodes Thann a beaucoup souffert, entre autres pendant la guerre de Trente Ans. Ainsi, après la reddition de la ville (1639) Thann ne compte plus que 102 bourgeois, 5 nobles, 16 ecclésiastiques. Ies deux couvents sont dépeuplés, 70 maisons sont inhabitées.

C'est le faubourg St. Jacques et le Kattenbach qui ont le plus souffert des sièges successifs subis pendant les guerres et en 1672 bon nombre de maisons sont encore laissées à 1'abandon, tandis qu'en ville même le reconstruction a été plus rapide.

Un semblant d'ordre et de calme étant revenu, la vie religieuse renrend et en 1640 est fondée la confréne du St. Rosaire. En 1646 le magistrat désigne à nouveau les quatre bangards. Les guerres sont loin, mais les rues de Thann sont toujours traversées par les troupes et les compagnies de mercenaires.
En 1648 les traités de Westphalie font de Thann une ville française. Et c'est la venue à Thann du gouverneur Von der Grün qui y possède sa demeure (château de Marsilly, devenu plus tard orphelinat).

En 1658 le cardinal Mazarin devient seigneur et possesseur de Thann, mais les rues de la ville ne le verront jamais.

La porte du Kattenbach, entre l'hôtel de ville et la halle aux blés, est surmontée d'une tour qui abrite le cachot. Le XVIe siècle est l'époque sinistre des procès de sorcellerie et les sorcières sont amenées jusqu'au Petit Bungert pour y être brûlées.

Mais les rues de Thann sont aussi témoins de réjouissances et de nombreuses manifestations de toutes sortes.

- Avec la construction de la collégiale c'est l'arrivée, durant des siècles, d'ouvriers avec leurs familles.

- Dès ses débuts les pèlerins affluent à Thann

- Des visiteurs illustres y viennent, parmi lesquels:
- en 1580 Montaigne passe la nuit à Thann
- le 13 mai 1635 le duc de Rohan y séjourne avec deux compagnies de sa garde. Il descend à l'hôtel du Cygne, chez Zacharie Gassrnann qui possède la langue française. C'est l'établissement le plus en vue de la ville; ce bâtiment a brûlé en 1665.
- L. de L'Hermine loge au "Lion d'Or" sur la place.
- En 1703 c'est le maréchal de Villars
- En 1734 le cardinal de Rohan traverse Thann pour se rendre à Plombières.

- En 1766 la duchesse Louise Jeanne de Mazarin est magnifiquement reçue par le magistrat et le chapitre et passe la nuit à Thann.

Il y a les grandes foires annuelles:

- la foire de la Nativité de la Vierge, en septembre
- la foire des quatre jours autour de la fête de St Thiébaut, le 1er juillet
- Une troisième pendant les jours qui précèdent ou qui suivent la St Michel

Sans oublier les périodes des vendanges ! Car il y a des vignobles partout, du Rangen à Leimbach, du Blosen au Stauffen...

La société de tir qui organise sur le Zwinger des concours de tir. On peut s'imaginer l'animation et les embouteillages qui régnent dans les rues pendant toutes ces périodes.
La fête des Ménétriers qui a lieu le mardi après la Nativité de la Vierge est célébrée à Thann en grande pompe; tambours et fifres parcourent les rues de bon matin. Et c'est en costume de fête qu'on se rend vers la "Reine des Ménétriers" à Vieux-Thann, où a lieu une grand'messe en musique (musikalisches Arnt).
Terminons par les deux grandes fêtes en l'honneur de saint Thiébaut
- Le 16 mai commémoration de la mort du saint avec grand'messe solennelle et procession,
- et le ler juiUet commémoration de la translation de la relique précédée la veille de la Crémation des sapins.

LA VIE DE TOUS LES JOURS

En ternps ordinaire le comrnerce se concentre autour de la collégiale. Jusque vers le milieu du XIXe siècle il existe des échoppes installées entre les piliers. Dans les marchés les vendeurs d'une même corporation sont placés les uns à côté des autres. Le marché s'étend de la collégiale à la halle aux blés et à la rue de 1'hôpital. Un grand marché de céréales se tient chaque semaine à la halle aux blés qui date de 1519.
D'une manière générale la vente doit cesser à l'Angélus. Les planches, les bois de charpente sont vendus sur le "Dielaplatzla" où a lieu certains jours le marché de pommes de terre.

Qui peut-on rencontrer dans les rues de Thann ? Par qui les maisons sont-elles habitées ? Evidemment le bailli, dont les Klebsattel durant plusieurs générations, le procureur fiscal, dont Moritz Wemer, les membres du conseil de la ville, la noblesse telle que les Reinach, les Ruost..., le clergé, dont les Goetzmann...
Mais surtout les membres de toutes les corporations qui sont représentées à Thann : tonneliers, cloutiers, charpentiers, tailleurs de pierre, maréchaux-ferrants, foulons, drapiers, selliers, savetiers, cordonniers, bottiers, chapeliers, vignerons, laboureurs, boulangers, bouchers, chirurgiens, apothicaires, tanneurs, meuniers. Les boutiques s'étalent parfois jusque dans la rue. Et tout ce monde circule, court, se promène, discute, chante ou pleure, parfois se "chamaille" et met tant de vie dans nos chères rues de Thann !

- La grange seigneuriade avec le pressoir se trouve en 1665 entre la rue curiale et la rue des boeufs.

- Le poële des charpentiers est dans la rue de l'étang.

- Le bailli habite une vaste demeure en partie à l'emplacement de l'ancienne école des filles, place Joffre. La maison du chapitre se trouve derrière la ville sur le fossé.

- Au N° 1 de 1a rue curiale se trouve l'ancien presbytère qui a donné son nom à cette rue.

- En 1727 Jean-Baptiste Gobel est né dans la maison, rue des boeufs N° 25. C'est son père Jean-François Gobel, procureur fiscal qui l'a construite.

- En 1571 le bourreau habite rue des boeufs.

- Aux N° 24-26 de l'actuelle rue de la halle, un hôtel particuler du XVIe siècle aurait appartenu de 1579 à 1616 à Richard Kloetzlin d'Altenach, bailli.

- Sur la grande place, Apollinaire Kuenemann est aubergiste "A l'Ours" en 1731 et fait construire une maison rue St. Jacques.

- L'ancienne boucherie est située rue des bœufs et donne également sur la "Vordergasse" et le "Dielenplatz". En 1778 elle est transférée dans la rue qui devient rue de l'abattoir.

- Aux N° 37, 39 et 41 actuels de la rue curiale habite Alexandre de Schwilgué, lieutenant-colonel de cavalerie en retraite, à la fin du XVIIIe siècle et son gendre le baron de Nonancourt, maire de Thann de 1817 à 1829.

- La maison du XVIIe siècle situce à l'actuel N° 33 de la rue de l'étang appartient et est habitée par mes ancêtres Breitschmitt dès le milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle.

- Au N° 1 de l'actuelle rue Gerthoffer se trouve "I'auberge au Boeuf Rouge". Tant de noms de familles d'autrefois me viennent à l'esprit mais qu'il m'est impossible de les mentionner dans ce texte. Toutefois je ne puis résister au plaisir de citer quelques maisons dont les noms des propriétaires me sont connus et dont certains comptent parmi mes ancêtres.

Selon inventaires faits après décés (AD.HR. Colmar 4E)

1709 Matthias Wincler, burger und Kirster
Anna Maria Bihler
Behausung Vordergasse bey Bärenbrunnen
einer seits: Hans Theobald Miller
and. seits: H. Schantzler
hinden: auf Hindergasse

1710 Frantz Ruppe, burger u. Schustermeister
Anna Maria Weber
Behausung neben Zachanas Walter, Johann Freyburger
St. Erhard Spital
hinden: Theobald Bur
St. Erhard Spital

1724 Sigismund Ihler,
burger u. weissbrodbeck
Jacobe Lotz
Behausung : Vordergasse
einer seits: Joseph Hirth, sattelmeister
and. seits: "Zwerchgässlein"
hinden: Ochsengasse

1734 Magdalena Richardin
Joseph Antoni, procurator
Behausung eine Behausung "Zum Frieden" genannt, auf dem Platz bei dem Münster
Eintritt .... Ochsengasse
einer seits: die Vordergasse
vornen den gemelten Platz
hinden: Melcher Saal
estimiert: 3000 L.T.

Cette maison définie de la sorte est vraisemblablement l'actuelle maison Erhart

1734 Jacobe Brodbeck
Georg Theobald Etspiehler, burger u. "Löwenwirth"
Caspard Brodbeck. burger u. Hutmacher
Behausung : in der Vorstadt
"Zum Löwen" genanut samt daran Hof. u. Garten
einer seits: Hans Joseph Kirchmeyer
Johannes Saal
and. seits: miterben
hinden: auf Reinach

1750 Maria Anna Winckler
Frantz Joseph Ihler, sattelmeister
Behausung : Vordergasse
einer seits: Johann Bächelen erben
and. seits: Bernhard Hurt
hinden: die Ochsengasse

Une pensée affectueuse pour Robert Kippelen, décédé, qui m'a tellement incité à faire un texte sur Thann.

Tous mes remerciements à M. Drouot qui, avec beaucoup de gentillesse, m'a donné des conseils.

SOURCES:

Tschamser : Chronique de Thann
Ch. Weymann : Une ville d'Alsace au Moyen-Age - Thann
J. Baumann : Histoire de Thann, des origmes à nos jours
M. Drouot : Thann à l'époque mazarine
L. de La Salle : Mémoires de deux voyages en Alsace 1674/76 et 1681
A. Moschenross : Thann à travers son passé
A.D.H.R Colmar : Inventaires, 4E
Registres paroissiaux de Thann
Inventaire topographique de Thann



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